

Auteur : Jijisub
Texte non bêta corrigé
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POV Nanashi :
Je me dirige à pas de loup devant la chambre de ma fille. J'entrebâille la porte comme le pire des voleurs, tenaillé par la même angoisse. Une raie de lumière identique aux premiers rayons du soleil qui effleurent une fenêtre au petit matin, l'empreinte de l'ampoule électrique touche le sol recouvert de moquette épaisse. Je vois ma fille endormis profondément. Sa respiration régulière et à peine perceptible me touche au plus profond de mon cœur. Je me sens revivre à chaque battement de son cœur, à chaque mouvement de la couverture sur la silhouette innocente étendue. Rassuré mais toujours plus ou moins soucieux, certainement du à la frayeur causée au cours de la matinée.
Mes pensées se tournent alors vers ce jeune homme qui a prit le temps de me ramener saine et sauve ma très chère Fuyuki. Je pense qu'il n'imagine pas à quel point son geste m'a touché. Combien m'est précieuse cette enfant. Je l'ai blessé, je l'ai lu dans son regard vert si intense. J'ai compris qu'il n'attendait rien de moi. C'est une nouveauté ! Généralement, c'est un prêté pour un rendu et là... même si je vois combien son trouble est grand, et cet amour dans son regard. Je ne suis pas un imbécile. Cette attente, je l'ai lu un nombre incalculable de fois dans les yeux de tous ceux que je croise. A la différence, qu'il ne souhaite pas m'approcher.
Quel sentiment étrange, je suis presque fasciné par son comportement à la fois hésitant et par le charisme qu'il dégage. Il n'en a même pas conscience, et j'en suis certain. S'il était un peu plus étoffé et habillé convenablement, il pourrait passer très facilement pour un modèle. On lui a déjà fait des propositions dans ce sens ? Je n'en doute pas le moins du monde ! Je suis surpris simplement qu'il n'a pas sauté sur cette occasion, comme moi j'ai pu le faire. Pourtant, quelque chose semble éteint chez lui... je ne peux expliquer pourquoi cette impression c'est gravé en moi et des l'instant où je l'ai vu.
Je détache mes cheveux d'un geste inconscient et je fais ruisseler ces derniers entre mes doigts. Ce geste est apaisant et me donne une contenance. Et puis, immanquablement je me projette sur mon passé comme certains se ruent sur des vieux films pour voir une bobine devenue introuvable. Je me revois à dix-sept ans... fier et hargneux. Je me suis battu pour obtenir ma place. Et c'est Anku qui m'a donné ma chance.
Je me souviens encore de ce petit bout de femme énergique et pourtant si douce. Mon cœur se serre en pensant à sa fin tragique. A peine le temps de se dire au revoir, elle est partit aussi vite qu'elle était entrée dans ma vie... dans notre vie. Fuyuki n'avait pas deux ans lorsque sa mère nous a quittés. Je me demande si je suis un bon père. L'événement du matin même prouvait encore que j'avais beaucoup de progrès à faire.
Sans m'en rendre vraiment compte j'avais un verre de scotch à la main et j'observe la rue où quelques voitures circulent encore. Je ne suis pas encore couché mais cette nuit serait mienne. Ma peur, mes angoisses me tenaillent pour faire de moi le zombie que je suis. Je lève mon verre devenu froid par les glaçons qui ballottaient doucement contre les parois translucides. Mon front accueille cette fraîcheur avec bonheur. Et avec délice, je me plonge dans le remord.
Un sourire amer fleurit sur mes lèvres. Certains ou certaines réchaufferaient mon lit avec joie mais, la présence de ma fille m'éloigne des folies humaines que déclenche la passion, l'envie et le sexe. J'ai promis à Anku de toujours m'occuper de Fuyuki avec la plus tendre attention. Mais pour l'énième fois j'ai échoué. J'avale une grande gorgé pour sentir la brûlure de l'alcool, comme si ce dernier pouvait camoufler la peine qui noie mon cœur. Anku... de là où tu me regardes... tu m'en veux encore ?
J'entends imperceptiblement la sonnerie de mon portable et... je l'ignore délibérément. Je veux avoir la paix... je veux pouvoir me fustiger et me complaire dans mon enfer. Me perdre tout mon saoul avec moi-même. Je pense soudain à mon assistante ce matin, furieuse car j'ai viré la veille ma dernière gouvernante. Trouve t'elle normale qu'une femme qui s'occupe d'une enfant de neuf ans, se balade en porte-jarretelles dans mon appartement pour me sauter dessus ? Trouver une personne responsable et qui ne veuille pas me coincer dans un espace clos pour me faire l'amour et tomber enceinte ensuite est devenu un vrai combat. Soudainement, je pense au "sauveur de Fuyuki" comme elle l'a appelé... Masao... dommage qu'il soit étudiant ! Enfin bon, c'est une chance déjà qu'il m'ai récupéré ma fille.
Mes pensées dérivent l'une vers l'autre tel un kaléidoscope et je m'enfonce un peu plus profondément sur ce canapé qui semble accueillant soudainement. Je n'ai pas le courage de me lever pour me traîner à mon lit. Et puis, je ne veux pas dormir... je veux juste...
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POV Masao :
Je rage et je peste contre cette foutue matinée et ce début d'après-midi exécrable. J'ai été convoqué par mon professeur principal qui s'inquiète assez justement de la chute vertigineuse de mes notes. L'imbécile a voulu appeler mes parents. Je n'ai pas pu m'empêcher de rire en entendant cela. Il serait question que je ne passe pas la prochaine année, si je continue comme je le fais. Il est évident pour moi que je dois faire un choix à présent. Pour changer d'atmosphère et surtout calmer mes nerfs, me voilà dans le Tokyo Joypolis. Je déambule dans la foule. Moi qui la fuie habituellement, je profite de la possibilité de cette magnifique journée ensoleillée. J'ai mon après-midi de libre pour une fois et c'est ici que j'ai décidé de réfléchir.
J'achète des yakitori* et je mange ma brochette tout en marchant. J'apprécie pleinement chaque bouchée. Une sorte de pique-nique en plein air ! La foule bigarrée et l'apparente bonne humeur des passants m'aide à retrouver une vague bonne humeur. Je me dirige vers une barrière où je peux admirer au loin la vue sur le port. Je n'ai pas envie de m'éloigner... je n'ai pas envie d'être seul... même si personne ne me parle, j'ai l'impression d'être entouré. Tout plutôt que d'être enfermé dans ma chambre.
A observer le lointain, je songe soudain à ma situation critique. Je le sais... il faut que je fasse un choix et celui qui se présente à moi n'est pas brillant. Soit je continue sur ma lancée et je me casse le nez car, je n'arrive plus à gérer mon quotidien et mes études. Soit, je me trouve un boulot descend et je peux manger à ma faim et voir l'avenir autrement que dans une grisaille où je me sens cerné par d'obscurs rêves qui me hantent depuis l'enfance. Mon cœur s'affole, je ne voulais pas en arriver là ! C'est mon rêve... ou était ? Je ne sais plus... encore une fois j'hésite et je me hais pour cela. Choisir entre un rêve et survivre ou une réalité et vivre décemment ? De toute façon, les rêves ne sont utiles que si on peut les partager... et justement avec qui les partager ?
Pas que je n'ai pas de succès... Je ne suis pas con et je vois les œillades dont je fais l'objet. Mais si c'est pour me retrouver une nouvelle fois, avec un type qui se sert de moi et se barre des qu'il a obtenu ce qu'il voulait ou qu'il soit sortit de la merde... j'en veux plus ! Je gratte mes cheveux en songeant qu'il faut... que je devrai... je dois ! Voilà, je dois prendre ma vie en main !
Je lève la tête vers le soleil et je plisse les yeux derrière mes lunettes de soleil. Peut-être que mon avenir est tout tracé ? Un sourire me vient aux lèvres et je me baigne de lumière lorsque je sens comme un regard posé sur moi. Surpris, je tourne mon visage pour rencontrer une grande paire de lunette et un bob crème. L'homme est plutôt grand et me rappelle vaguement quelqu'un. Je vois un sourire s'afficher chez l'individus qui m'observe et je reconnais ce sourire amusé... Rei Nanashi !
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POV Masao :
Je ne savais pas quel comportement adopté et je restais figé. Je voyais que le mannequin me faisais un geste pour que je le rejoigne et j'hésitais. J'ai mis presque trois semaines pour me remettre de notre première rencontre... je n'osais pas imaginer ce que cela donnerait cette fois-ci ! Pourtant, une petite tête blonde bondit dans ma direction et avant que je ne puisse esquisser le moindre geste, Fuyuki mettait tombé dans les bras, heureuse de me retrouver.
- Masao-chan ! Je suis tellement contente de te voir !
- Bonjour Fuyuki-chan... Je vois que tu es en pleine forme...
- Papa m'emmène me promener au parc ! J'ai pas arrêté de lui demandé de t'appeler... mais il a dit qu'il avait pas ton numéro.
Je levais la tête vers Nanashi et je le saluais poliment :
- Bonjour Rei-san.
- Bonjour Ishihara-san... je suis heureux de vous retrouver. Fuyuki n'a de cesse de vous retrouver...
- T'es pas dans l'annuaire...
- J'ai pas de téléphone...
Fuyuki ouvrit d'immenses yeux et répéta comme si j'avais évoqué une extraordinaire nouvelle.
- Tu n'as pas de téléphone ? Mais... mais comment tu peux survivre ?
Nanashi donna un coup sur la tête de sa fille gentiment et déclara :
- Il y a peu personne n'en avait et tous ont survécu !
J'éclatais de rire, le premier depuis des lustres.
- Mais c'est pas drôle ! S'indigne la petite.
Mais je fus incapable de lui répondre, l'air exaspéré du père et surtout, j'étais persuadé qu'il y a au travers des verres fumées une lueur malicieuse, et l'air outrée de Fuyuki étaient irrésistible. Je me calmais tout de même et je lui répondis sérieusement :
- j'utilise Internet où les cabines publics...
- Mais... mais si je veux te téléphoner... et tes parents comment ils font ?
A l'évocation de ses derniers, je remontais nerveusement mes lunettes et je plongeais convulsivement mes mains dans mes poches pour éviter à ces dernières un tortillement nerveux. Nanashi avait du voir mon embarras et déclara :
- Et si on se mangeait une glace ?
- Ouaih ! S'exclama ravis la gamine. Papa... Regarde là-bas y'a un marchand de glace ! Masao-chan c'est quoi ton parfum préféré ?
- Euh...
- Inutile de refuser ! Déclare amusé le mannequin.
Je soupirais malgré moi et avant que je puisse me sauver discrètement une main enfantine s'était glissée dans la mienne et je me retrouvais brutalement devant le marchand qui me regardais avec un immense sourire :
- Et pour vous et votre fille se sera quel parfum ?
- Trop drôle ! s'exclame Fuyuki. Il te prend pour mon père... Hum... pour moi, se sera du citron et de la myrtille... Et toi Masao-chan ?
Je n'avais plus d'argent en poche, enfin juste assez pour mon repas du soir et je restais indécis quand une voix de miel commanda :
- Deux aux chocolats !
Surpris je regardais Nanashi et je proclamais mon horreur du chocolat.
- Oh ? Surprenant... alors quel parfum avant que je ne me fasse étrangler par ma fille...
- Café...
- Bien donc, café pour Monsieur et vous une au chocolat !
Nanashi approuva avec un hochement de tête et bientôt, je me retrouvais à marcher dans le parc avec le père et la fille, cette dernière m'abreuvait de paroles. J'observais son excitation avec prudence. Quoique mon sourire grandissait de plus en plus et je me rendis compte lorsque son père me fit remarquer :
- Je me disais bien que vous saviez sourire Ishihara-san !
Je ne me rendis pas compte de la distance qui nous séparait et je me trouve brutalement nez à nez avec lui. Mon cœur s'arrêta pour reprendre une course folle en voyant le regard hypnotique au travers des verres teintés. J'oubliais de respirer et finalement, je me reculais un peu trop vite à mon goût.
- Désolé...
- Tu es trop drôle Masao-chan...
Soudain, Fuyuki fronça les sourcils et me demanda préoccupée :
- Mais moi, je veux savoir comment je fais pour t'appeler ?
La question me laissa perplexe. Pourquoi voulait-elle absolument me parler ? Et tout aussi brutalement la petite se retourna sur son père et lui ordonna plus qu'elle ne lui demanda :
- Papa... achète un portable à Masao-chan comme ça, je pourrai l'appeler autant que je le veux !
Je faillis m'étouffer ! Je ne faisais pas attention à Nanashi et je me mis à la hauteur de la gamine :
- Fuyuki... Je suis désolé mais je ne peux pas accepter !
La petite fille hurla :
- Mais je t'aime bien moi ! Comment je fais pour pouvoir te parler ou te voir ?
Je soupirais entre mes dents et la voix de son père résonna à mes oreilles :
- Peut-être que si Masao-chan te téléphone de temps en temps ça ira.... Enfin, s'il le souhaite. Et je te ferais remarquée Fuyuki que tu n'as pas à obliger de soumettre les gens à tes désirs...
Sa fille scruta son père un bref instant et se retourna vers moi toujours accroupi face à elle, et m'interrogea humblement :
- Veux-tu me téléphoner de temps en temps, s'il te plaît ?
Un sourire effleura mes lèvres et ne pouvant résister à cette gamine pleine de vie et qui semblait s'être pris d'amitié pour moi, ce qui me faisait du bien... je hochais la tête pour lui signaler mon accord. Avant que je ne puisse faire un geste tel un ouragan, la petite blonde se jeta dans mes bras et je manquais de tomber en arrière. Je posais une main derrière moi et j'enlaçais Fuyuki.
- Je ne m'attendais pas à pareil explosion de joie
Je suis tellement surpris Nanashi précise :
- Vous êtes devenu son héros... Si elle le pouvait, elle te kidnapperait !
- Tu veux pas vivre avec nous ? Demanda Kuyuki.
Je m'étranglais à cette idée et je jetais un regard désespéré pour la première fois à son père. Ce dernier me regardais mais je fus bien incapable de voir le cheminement des pensées du mannequin qui avait le visage à moitié camouflé par ses lunettes. La voix fluette repris :
- J'ai plus de nounou et Papa recherche quelqu'un de confiance... Tu pourrais pas être ma nounou ? Allez dit-oui !
Je regarde Fuyuki et je lui réponds calmement malgré les battements irréguliers de mon cœur :
- Ce ne sera pas possible Fuyuki. J'ai mes études et un petit boulot et je ne pourrais pas être ta nounou... Je ne suis pas qualifié pour cela non plus !
J'essayais de m'en sortir par une pirouette mais la petite attaqua :
- Tu sais faire la cuisine et tu sais t'occuper de moi...
- Fuyuki... Masao-chan a sa vie aussi !
Les yeux bleus lançaient des éclairs mais je voyais bien la tristesse qui se cachait derrière. Mais je restais cloué au sol quand la voix grave continua :
- Toutefois, si vous changer d'avis, sachez que se sera avec un grand plaisir que je vous embaucherais pour ce poste ! Logé, nourris et argent de poche... J'avoue être assez d'accord sur le choix de ma fille. C'est déjà tellement compliqué pour moi de partir et de laisser Fuyuki toute seule et même si je suis là, je ne suis même pas tranquille. Mon emploi du temps est surchargé généralement... alors, si vous changez d'avis... contactez-moi !
Je me relevais. Mon visage ne devait pas exprimer grand chose. Et j'étais très heureux soudain de porter des lunettes de soleil. Mon cerveau travaillait vite et mes émotions m'empêchaient d'y voir clairs. Tout allait trop vite... durant presque trois ans ma vie était bloquée et aujourd'hui au moment où je reprenais cette dernière en main, au moment où je devais faire un choix, une proposition arrivais. Je restais silencieux et Nanashi reprit :
- Je n'attends pas de réponse aujourd'hui... mais pensez-y !
Sur ces entre-faits, le mannequin proposa à sa fille de rentrer. Il commençait à se faire tard et le jeune homme devait partir à une soirée. Je regardais s'éloigner le couple père-fille et je restais perplexe au milieu de l'allée. Travailler pour cet homme ? Quelque part, j'ai peur que mon rêve se brise. Après tout, il m'était complètement inconnu. Et il laissait souvent parler sa fille à sa place. Il était assez secret et n'a pas l'air de vouloir lever le voile. Et me revoilà à nouveau avec toutes mes interrogations et je peste contre ces dernières qui ne me lâche pas. Je me décide de rentrer chez moi, tout le charme de la promenade est rompue.
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Le soir même et les soirées suivantes, Masao resta perplexe devant la proposition. Devait-il accepter ? Devait-il refuser ? Il sortit la carte du mannequin est la posa sur son bureau. Finalement, il l'a rangea dans un tiroir de ce dernier et oublia l'offre. Il ne voulait pas se l'avouer mais il avait peur.
Les semaines s'écoulèrent et les vacances d'été approchèrent à grand pas. Les résultats du premier trimestre pour Masao étaient catastrophiques. Il ne savait plus ce qu'il devait faire. De plus, son travail en tant que serveur l'accaparait de plus en plus et l'ambiance au travail n'était pas excellente. L'étudiant songea qu'il devait maintenant changer de vie. Il allait droit dans le mur... A moins qu'il ne veuille le rencontrer !
Le jeune homme allait quitter son service quand il fut interpellé par un client. Masao se dirigea vers la table, et resta sans voix quand il reconnu son client. Même s'il était déguisé, le jeune homme reconnu son interlocuteur.
- Masao-chan... comme on se retrouve au fil de coïncidences...
Je fus surpris par la froideur de son ton. Il avait pourtant été si chaleureux la dernière fois que nous nous étions croisés.
- Fuyuki a attendu votre appel depuis des semaines... elle est désespérée et ne veut plus ni manger et dormir. J'ai fait appel à un détective pour vous retrouver et...
- Je voudrai travailler pour vous !
Je lui avais coupé la parole et j'ai jeté ces mots comme un noyé. Je repris précipitamment voyant son air perplexe.
- Je suis désolé... j'ai été pris dans ma vie et je... je...
- Attendez ! Nous allons nous expliquez convenablement ailleurs ! Servez-moi un café et rencontrons-nous chez moi... disons demain ?
- Vous êtes d'accord ?
- Vous verriez dans quel état se trouve Fuyuki... bien sur que j'accepte ! Mais, nous en reparlerons demain. Disons demain matin à 10 h ! Demain après-midi, je ne suis pas là ! Alors soyez disponible... je n'ai personne !
Le ton contrarié était sans appel et je promis soulagé :
- Je serai là demain matin... Je vais chercher votre café !
Je me précipitais pour servir ma commande et je posais la tasse devant lui qui était à nouveau lointain, perdu dans ses pensées. Alors que j'allais quitter les lieux, sa voix résonna à mes oreilles :
- Ne me décevez pas... ne la décevez pas ! Elle s'est attachée à vous...
Je tournais juste mon visage au-dessus de mon épaule et j'acquiesçais d'un hochement de tête.
- Je ferai de mon mieux...
Et sans plus me retourner, je me dirigeais vers une autre table... Cinq minutes plus tard, je levais la tête pour me rendre compte que Nanashi Rei avait quitté les lieux !